Les leçons du Brexit pour les soutiens d’un Frexit — 15 janvier 2019

Les leçons du Brexit pour les soutiens d’un Frexit

Les évolutions actuelles du Brexit, ou plus exactement du vol du Brexit décidé souverainement par le Royaume-Uni il y a deux ans, fournissent des enseignements incontournables pour tous les soutiens d’une sortie de la France de l’Union Européenne. Ces enseignements doivent être d’autant plus pris au sérieux que la France est également dans l’euro, ce qui rendra une sortie d’autant plus difficile – mais évidemment possible et souhaitable si on s’y prépare en amont.

1) La Grande-Bretagne paye pour la colonisation de l’Irlande du Nord

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Pour le #Frexit (de gauche), pas celui de l’UPR — 9 janvier 2019

Pour le #Frexit (de gauche), pas celui de l’UPR

Fervent partisan de la sortie de l’UE et de l’euro, je réponds ici à l’interpellation de militant(e)s de l’UPR afin d’éclairer des divergences de fond, sans procès d’intentions.

1) L’aveuglement aux rapports de pouvoir

L’UPR propose de reporter plusieurs débats fondamentaux, comme la dette ou la politique énergétique, tant que nous n’aurons pas récupéré la capacité de choisir nos politiques commerciales ou monétaires. D’abord récupérer le pouvoir, avant de voir ce que l’on en fait. Pourtant si on n’accompagne pas le retour au franc d’une socialisation des banques et de la dette, les marchés financiers nous mettront en faillite. Et la sortie du marché commun nécessite de relocaliser nos activités et de réduire la consommation d’énergie des grandes entreprises (ce qui sera au passage très bon pour le climat!). La sortie de l’UE doit donc se préparer globalement, en étant conscient que cette institution n’est qu’une émanation de notre classe dirigeante qui fera tout pour conserver ses privilèges et son mode de vie destructeur.

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Les obscurités d’un appel à la souveraineté de la nation — 7 janvier 2019

Les obscurités d’un appel à la souveraineté de la nation

Le site La Sociale, co-animé par Denis Collin et Jacques Cotta, a lancé un appel pour « la défense de la souveraineté de la nation » qui, par-delà certaines analyses justes, se révèle symptomatique de l’impasse dans laquelle se fourvoient une grande partie des souverainistes. Commençons par préciser que je suis un partisan de la « souveraineté de la nation », à la seule condition que soit défini clairement de quoi on parle. S’il s’agit de soutenir la future souveraineté de nouvelles institutions nationales issues des classes populaires, mille fois oui. S’il s’agit de « défendre » la souveraineté du cadre national actuellement existant avec tout ce qu’il charrie d’obscurités, mille fois non. Je n’oublie pas que, en un sens, l’armée française est engagée « souverainement » dans des guerres aux quatre coins du monde sans avoir demandé l’avis des populations concernées, ni le nôtre d’ailleurs. Mais cela ne m’empêche pas de défendre résolument la sortie de l’UE et de l’euro, carcans qui nous interdisent de mettre en oeuvre toute législation écologique et sociale digne de ce nom. Au passage, remarquons que l’appel de La Sociale n’est pas aussi « souverainiste » qu’il le prétend puisqu’il ne défend pas clairement la sortie du marché et de la monnaie uniques, mais uniquement la remise en cause des traités budgétaires, sans doute pour ménager quelques signataires supplémentaires. Mais du coup, pour ces signataires, que signifie une « Nation souveraine » qui ne contrôlerait ni sa monnaie, ni sa politique commerciale?

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Exigeons le RIC sans se faire avoir! — 19 décembre 2018

Exigeons le RIC sans se faire avoir!

L’article 3 de la Constitution stipule que « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ». Seulement, le dernier référendum remonte à 2005 sur la Constitution Européenne et comme l’oligarchie l’a perdu, elle refuse de nous consulter à nouveau. L’instauration d’un Référendum d’Initiative Citoyenne permettrait qu’un seuil déterminé du corps électoral – par exemple 1% – puisse proposer une nouvelle loi, abroger une loi ou un traité déjà en vigueur, révoquer un.e élu.e ou encore réviser la Constitution. Le gouvernement envisageant d’instaurer une forme de RIC, il est important d’apporter plusieurs précisions afin de ne pas se faire avoir.

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L’Union européenne criminalise le soutien à la Palestine — 9 décembre 2018

L’Union européenne criminalise le soutien à la Palestine

L’instrumentalisation et le dévoiement de la lutte contre l’antisémitisme a atteint de nouveaux sommets ce jeudi 6 décembre, avec l’adoption par le conseil des ministres de la Justice et des Affaires Intérieures de l’Union Européenne d’une nouvelle définition de l’antisémitisme pouvant criminaliser toute opposition au régime israélien. Malgré des réserves initialement exprimées par les gouvernements suédois et espagnol, cette résolution a été votée à l’unanimité, sous l’impulsion notamment du gouvernement autrichien d’extrême-droite qui entretient des relations privilégiées avec son homologue israélien. Déjà adoptée au Royaume-Uni – et imposée au Parti Travailliste contre l’avis de Jérémy Corbin – cette définition devrait donc à terme s’appliquer dans toute l’Europe, et notamment en France où Emmanuel Macron cultive sa proximité avec les réseaux pro-israéliens. Selon cette définition inventée par l’IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance), le simple fait de qualifier le régime israélien d’État « raciste » est considéré comme de l’antisémitisme. L’IHRA précise d’ailleurs que critiquer Israël ne serait autorisé qu’à condition de le faire au même niveau pour toutes les autres « nations démocratiques » (sic).

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Les Gilets Jaunes exigent le salaire médian pour les élu·e·s: chiche! — 2 décembre 2018

Les Gilets Jaunes exigent le salaire médian pour les élu·e·s: chiche!

Mercredi 28 Novembre, un Gilet Jaune interpellait en direct la secrétaire d’Etat Emmanuelle Wargon afin qu’elle dévoile le montant de son indemnité. Il ne s’agissait pas là d’une question innocente: une des revendications des Gilets Jaunes est que l’ensemble du personnel politique soit payé au salaire médian, soit environ 1700 euros mensuels, afin qu’il soit directement impacté par les politiques qu’il met en oeuvre. Imaginons un monde où la classe politique serait obligée d’augmenter le SMIC et les salaires pour pouvoir elle-même s’enrichir!

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Une Patrie pour tou·te·s — 12 novembre 2018

Une Patrie pour tou·te·s

La Nation, concept périmé ou bien cadre potentiel d’exercice de la démocratie et de la satisfaction des besoins fondamentaux?

1) Une conception égalitaire de la Nation

Tout d’abord, écartons un malentendu: le mot « nation » (tout comme le mot « peuple ») est parfois employé dans un sens identitaire, afin de désigner une fraction des habitant.e.s d’un territoire donné. Par exemple, le régime colonial israélien attribue des privilèges à ce qu’il appelle la « nationalité juive », instaurant ainsi un monstrueux apartheid contre les Palestinien.ne.s. La charte des « Nations » unies est pourtant claire: un État-nation s’établit sur un territoire donné et doit traiter toute sa population à égalité.

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Quitter l’Europe, une nécessité — 11 novembre 2018

Quitter l’Europe, une nécessité

Le projet européen est dans son essence même incompatible avec la démocratie, car il nie l’auto-détermination de chaque pays. Bien sûr, il ne suffit pas de critiquer « l’Europe », encore faut-il proposer un projet alternatif de Nation qui soit en mesure de rassembler au lieu d’exclure une partie de la population, comme je le propose dans Quittons l’Europe! Pour une souveraineté populaire et inclusive. Mais en attendant, voici cinq raisons rendant nécessaire la sortie de l’UE, de l’euro et de tout projet européen – liste non exhaustive!

1) Pour rendre possible une autre politique

Un pays ne peut légalement pas mener de politique contraire aux engagements européens. Par exemple, Macron ne peut pas interdire le glyphosate dans le cadre de l’Union Européenne, même si c’était dans son programme. Cette impossibilité n’est pas seulement due aux traités actuels de l’UE mais c’est le principe même de toute fédération supra-nationale que de confier le pouvoir décisionnel à un niveau supérieur. Or, il n’y a pas de « peuple européen » ni de communauté politique pour prendre des décisions à cette échelle. Il faut donc laisser chaque peuple s’auto-déterminer, en respectant le vote des citoyen.ne.s comme celui du 29 Mai 2005 lorsque la France a rejeté le Traité Constitutionnel Européen.

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