La gauche à l’épreuve du Frexit — 18 mars 2019
Contre le sionisme, pour la souveraineté des peuples ! — 20 février 2019

Contre le sionisme, pour la souveraineté des peuples !

Article également publié sur le site du Média.

Il devient aujourd’hui de plus en plus difficile de se revendiquer antisioniste, et la situation va s’empirer avec la nouvelle définition de l’antisémitisme adoptée par l’Union européenne et bientôt par la France, qui inclut mensongèrement des formes d’antisionisme. Mais qu’est-ce que l’antisionisme, et pourquoi le combat pour la Palestine est-il si important à nos yeux ? Quelques éléments pour répondre aux critiques qui nous sont habituellement adressées, que je vous invite à venir discuter le vendredi 22 février lors de la soirée organisée par Montreuil Palestine : Cessons le soutien européen à Israël !

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Les citoyens souverains reçoivent Bernard Friot! — 31 janvier 2019

Les citoyens souverains reçoivent Bernard Friot!

Le mardi 5 février sera un grand jour. Un jour de luttes pratiques avec la grève générale appelée par les Gilets Jaunes et le mouvement social. Et un jour de réflexion théorique puisque le collectif des Citoyens Souverains recevra l’immense intellectuel Bernard Friot pour poser un débat fondamental: comment vaincre l’UE, Macron et le Capital? Ce débat, qui aura lieu à 19h à Pantin, constitue une étape nécessaire dans la reconstruction du camp politique qu’on appelait autrefois « la gauche ». Le mouvement des Gilets Jaunes a prouvé à celles et ceux qui en doutaient que la population n’en pouvait plus de décennies de libéralisme, mais que les organisations politiques actuelles échouaient à incarner une alternative. Il reste donc à comprendre les raisons de cet échec.

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Réponse à La Sociale: est-il possible de débattre de la souveraineté? — 17 janvier 2019

Réponse à La Sociale: est-il possible de débattre de la souveraineté?

Suite à ma tribune Pour une souveraineté nationale de gauche, qui mentionne certaines ambiguïtés d’une initiative du site La Sociale, ses co-initiateurs Jacques Cotta et Denis Collin ont répondu en qualifiant mon article de « saloperie fielleuse » (sic) qui répandrait « le poison de la calomnie ». Ils martèlent notamment que j’aurais tiré les sources de ma tribune, publiée le lundi 7 janvier sur mon blog, d’un article du Figaro aux citations similaires publié lui le vendredi 11 janvier. Accusation pour le moins curieuse… S’il ne s’agit pas d’une coïncidence, il est vraisemblable que ce soit, à l’inverse, le Figaro qui ait repris les citations de ma tribune (sans même le mentionner).

Comme les co-auteurs de La Sociale ne citent pas mes arguments, je rappellerai simplement que mon blog Nation inclusive défend la perspective d’une sortie de l’UE sur des bases clairement antiracistes, populaires et inclusives. Ai-je cherché à les calomnier? Non : je ne m’appuie que sur leurs propres citations (sur la xénophobie, sur l’immigration, sur le gouvernement Salvini…), ainsi que sur celles de Jacques Sapir, en prenant garde de ne pas caricaturer leur propos. Un désaccord de fond ne constitue pas une « invective » ou une attaque personnelle.

Je maintiens qu’il existe des conceptions antagoniques de la souveraineté, et qu’aucune réponse n’a été apportée à mes arguments.  Il est également curieux que Jacques Cotta et Denis Collin m’accusent de ne pas vouloir « discuter » et de ne pas avoir été présent à leur réunion du samedi 12 janvier pour débattre, alors même que l’actualité de ce jour-là était particulièrement chargée. Plutôt que d’alimenter une polémique stérile, je les prends donc au mot, en leur proposant que nous menions ce débat indispensable sur les différentes conceptions de la souveraineté, avec des arguments de fond et sans invective.

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Les leçons du Brexit pour les soutiens d’un Frexit — 15 janvier 2019

Les leçons du Brexit pour les soutiens d’un Frexit

Les évolutions actuelles du Brexit, ou plus exactement du vol du Brexit décidé souverainement par le Royaume-Uni il y a deux ans, fournissent des enseignements incontournables pour tous les soutiens d’une sortie de la France de l’Union Européenne. Ces enseignements doivent être d’autant plus pris au sérieux que la France est également dans l’euro, ce qui rendra une sortie d’autant plus difficile – mais évidemment possible et souhaitable si on s’y prépare en amont.

1) La Grande-Bretagne paye pour la colonisation de l’Irlande du Nord

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Pour le #Frexit (de gauche), pas celui de l’UPR — 9 janvier 2019

Pour le #Frexit (de gauche), pas celui de l’UPR

Fervent partisan de la sortie de l’UE et de l’euro, je réponds ici à l’interpellation de militant(e)s de l’UPR afin d’éclairer des divergences de fond, sans procès d’intentions.

1) L’aveuglement aux rapports de pouvoir

L’UPR propose de reporter plusieurs débats fondamentaux, comme la dette ou la politique énergétique, tant que nous n’aurons pas récupéré la capacité de choisir nos politiques commerciales ou monétaires. D’abord récupérer le pouvoir, avant de voir ce que l’on en fait. Pourtant si on n’accompagne pas le retour au franc d’une socialisation des banques et de la dette, les marchés financiers nous mettront en faillite. Et la sortie du marché commun nécessite de relocaliser nos activités et de réduire la consommation d’énergie des grandes entreprises (ce qui sera au passage très bon pour le climat!). La sortie de l’UE doit donc se préparer globalement, en étant conscient que cette institution n’est qu’une émanation de notre classe dirigeante qui fera tout pour conserver ses privilèges et son mode de vie destructeur.

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Les obscurités d’un appel à la souveraineté de la nation — 7 janvier 2019

Les obscurités d’un appel à la souveraineté de la nation

Le site La Sociale, co-animé par Denis Collin et Jacques Cotta, a lancé un appel pour « la défense de la souveraineté de la nation » qui, par-delà certaines analyses justes, se révèle symptomatique de l’impasse dans laquelle se fourvoient une grande partie des souverainistes. Commençons par préciser que je suis un partisan de la « souveraineté de la nation », à la seule condition que soit défini clairement de quoi on parle. S’il s’agit de soutenir la future souveraineté de nouvelles institutions nationales issues des classes populaires, mille fois oui. S’il s’agit de « défendre » la souveraineté du cadre national actuellement existant avec tout ce qu’il charrie d’obscurités, mille fois non. Je n’oublie pas que, en un sens, l’armée française est engagée « souverainement » dans des guerres aux quatre coins du monde sans avoir demandé l’avis des populations concernées, ni le nôtre d’ailleurs. Mais cela ne m’empêche pas de défendre résolument la sortie de l’UE et de l’euro, carcans qui nous interdisent de mettre en oeuvre toute législation écologique et sociale digne de ce nom. Au passage, remarquons que l’appel de La Sociale n’est pas aussi « souverainiste » qu’il le prétend puisqu’il ne défend pas clairement la sortie du marché et de la monnaie uniques, mais uniquement la remise en cause des traités budgétaires, sans doute pour ménager quelques signataires supplémentaires. Mais du coup, pour ces signataires, que signifie une « Nation souveraine » qui ne contrôlerait ni sa monnaie, ni sa politique commerciale?

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Exigeons le RIC sans se faire avoir! — 19 décembre 2018

Exigeons le RIC sans se faire avoir!

L’article 3 de la Constitution stipule que « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ». Seulement, le dernier référendum remonte à 2005 sur la Constitution Européenne et comme l’oligarchie l’a perdu, elle refuse de nous consulter à nouveau. L’instauration d’un Référendum d’Initiative Citoyenne permettrait qu’un seuil déterminé du corps électoral – par exemple 1% – puisse proposer une nouvelle loi, abroger une loi ou un traité déjà en vigueur, révoquer un.e élu.e ou encore réviser la Constitution. Le gouvernement envisageant d’instaurer une forme de RIC, il est important d’apporter plusieurs précisions afin de ne pas se faire avoir.

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L’Union européenne criminalise le soutien à la Palestine — 9 décembre 2018

L’Union européenne criminalise le soutien à la Palestine

L’instrumentalisation et le dévoiement de la lutte contre l’antisémitisme a atteint de nouveaux sommets ce jeudi 6 décembre, avec l’adoption par le conseil des ministres de la Justice et des Affaires Intérieures de l’Union Européenne d’une nouvelle définition de l’antisémitisme pouvant criminaliser toute opposition au régime israélien. Malgré des réserves initialement exprimées par les gouvernements suédois et espagnol, cette résolution a été votée à l’unanimité, sous l’impulsion notamment du gouvernement autrichien d’extrême-droite qui entretient des relations privilégiées avec son homologue israélien. Déjà adoptée au Royaume-Uni – et imposée au Parti Travailliste contre l’avis de Jérémy Corbin – cette définition devrait donc à terme s’appliquer dans toute l’Europe, et notamment en France où Emmanuel Macron cultive sa proximité avec les réseaux pro-israéliens. Selon cette définition inventée par l’IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance), le simple fait de qualifier le régime israélien d’État « raciste » est considéré comme de l’antisémitisme. L’IHRA précise d’ailleurs que critiquer Israël ne serait autorisé qu’à condition de le faire au même niveau pour toutes les autres « nations démocratiques » (sic).

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Les Gilets Jaunes exigent le salaire médian pour les élu·e·s: chiche! — 2 décembre 2018

Les Gilets Jaunes exigent le salaire médian pour les élu·e·s: chiche!

Mercredi 28 Novembre, un Gilet Jaune interpellait en direct la secrétaire d’Etat Emmanuelle Wargon afin qu’elle dévoile le montant de son indemnité. Il ne s’agissait pas là d’une question innocente: une des revendications des Gilets Jaunes est que l’ensemble du personnel politique soit payé au salaire médian, soit environ 1700 euros mensuels, afin qu’il soit directement impacté par les politiques qu’il met en oeuvre. Imaginons un monde où la classe politique serait obligée d’augmenter le SMIC et les salaires pour pouvoir elle-même s’enrichir!

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